𝐏𝐬𝐲𝐜𝐡𝐨𝐭𝐡𝐞́𝐫𝐚𝐩𝐢𝐞 & 𝐒𝐮𝐩𝐞𝐫𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 : 𝗘𝗿𝗿𝗲𝘂𝗿 : 𝘀𝗲 𝗳𝗼𝗰𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲𝗿 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻 𝗱𝗶𝗮𝗴𝗻𝗼𝘀𝘁𝗶𝗰 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗹𝗶𝗻𝗲́𝗮𝗶𝗿𝗲
- Maximilien Bachelart / Institut du Comment
- 1 janv.
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La force de l’étiquetage peut amener les personnes à ne pouvoir se comprendre qu’à travers une nouvelle identité diagnostique. Ce qui commence comme un raccourci clinique se transforme lentement en une identité personnelle, façonnant la manière dont les individus expliquent leurs émotions, justifient leur comportement et imaginent leur avenir.

Lorsque le diagnostic devient l’identité, la thérapie évolue subtilement. L’exploration laisse place à l’explication. Le changement est remplacé par l’aménagement. Il n’y a donc plus d’étonnement, plus de remise en question mais un BIAIS DE CONFIRMATION, un effet d’entonnoir qui s’opère en consultation et entre les rendez-vous…
Le risque est de passé d’un possible pouvoir de changement face à des éléments appris (comportements, schémas, attitudes, peurs, croyances) à une acceptation face à des traits. Il y a un soulagement à savoir à quel groupe on appartient, nous apportant des éclairages et nous permettant de nous dire que « nous ne sommes pas fous », mais il y a un pouvoir aliénant à cela visant à ne plus croire en autre chose.
Une étiquette diagnostic aident à communiquer, à faire de la recherche, mais ne disent rien de la profondeur d’une personne.
Un diagnostic et mieux un ensemble d’hypothèses diagnostiques doivent être des repères temporaires, doivent nous faire réfléchir et sont un chemin, pas une destination.
𝘗𝘰𝘶𝘳 𝘢𝘱𝘱𝘳𝘰𝘧𝘰𝘯𝘥𝘪𝘳 𝘦𝘵 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘢𝘭𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘪𝘤𝘪 :




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