𝐏𝐬𝐲𝐜𝐡𝐨𝐭𝐡𝐞́𝐫𝐚𝐩𝐢𝐞 & 𝐒𝐮𝐩𝐞𝐫𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 : 𝗹𝗮 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲 𝗽𝗼𝗽𝘂𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗴𝘂𝗶𝗱𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝘀 ?
- Maximilien Bachelart / Institut du Comment
- 1 janv.
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La course après l’efficacité nous a donc fait parler de l’outil sans un recours à la théorie de la technique.
De nouvelles « pathologies » créent de nouveaux défis comme un nouveau marché crée de nouveaux vendeurs. Les pathologies sont liées aux techniques et théories et elles leur permettent de justifier leur existence. Le problème justifie la solution, chaque théorie théorise des problèmes en apportant donc une solution, mais, désormais, l’ère est à la pathologisation de l’existence (Maddux, 2002), voire à la psychiatrisation de problématiques sociales et sociétales (Labouret, 2008) : fumer est une addiction, être triste après un décès est un processus de deuil, le mal-être au travail est un burn-out.

Puis sont apparus des termes récurrents, des étiquettes à la fois purement descriptives comme « trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (tdah) » ou « phobie scolaire », puis plus projectives, voire identitaires, portant des connotations valorisantes : « précoces », « surdouance » ou « hypersensibilité ». Ces derniers portant l’idée de surcapacités face à une société dénoncée comme n’incluant pas assez bien les personnes qui en étaient porteuses.
Désormais, le monde est observé avec des termes qui semblent scientifiques, une sorte de contre- pouvoir déguisé d’une contre-culture qui est absorbée par les professionnels eux-mêmes. Preuve en est, le comité du DSM est sollicité pour intégrer certaines de ces revendications. Le DSM s’est fait prendre à son propre jeu d’une neutralité apparente, devenant le représentant des difficultés les plus statistiquement présentes et le révélateur de l’existence de minorités désirant une reconnaissance sociale.
Évaluer les pratiques est pertinent, mais la question des indicateurs que l’on vise est indispensable.
A lire ici :
𝘗𝘰𝘶𝘳 𝘢𝘱𝘱𝘳𝘰𝘧𝘰𝘯𝘥𝘪𝘳 𝘦𝘵 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘢𝘭𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘪𝘤𝘪 :




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